Nos dernières acquisitions : deux nouveaux livres d’artistes

Dans le but de compléter son importante collection de livres d’artistes, la Médiathèque du Grand Narbonne a acquis cette année deux nouveaux ouvrages, témoins de la vitalité et de l’éclectisme du livre d’artistes :

Fragments de vie quotidienne par Rita Alaoui, édité par Al Manar (Casablanca) en 2013. Tiré à 40 ex.

Ex. n°21/36 signé par l’artiste – Médiathèque du Grand Narbonne, Livre d’artistes, FM ALA.

L’artiste est née en 1972 à Rabat. Elle vit et travaille à Casablanca. Elle commence à exposer en 1999 des peintures, dessins, et autres sculptures. L’éditeur Al Manar lui propose de travailler sur un projet graphique et lui imprime 40 exemplaires de son texte. Elle les complète par ses interventions plastiques, faisant de chaque ouvrage un livre unique.
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Photo : ©Rita Alaoui – Cliquez sur les images pour agrandir

Rita Alaoui réfléchit sur le rapport entre l’être humain et son environnement, naturel et citadin. Dans Fragments de vie quotidienne, elle propose une promenade parmi des objets et des scènes de la vie quotidienne.

alaoui3Photos : ©Rita Alaoui – Cliquez sur les images pour agrandir

Cet ouvrage peut être considéré comme le premier livre d’artiste marocain.

Le jardin des roses = el jardi de les roses par Albert Woda, illustrant un texte de Charles Greiveldinger-Winling, traduit en catalan et édité par les éditions de l’Eau (Reynès) en 2008. Tiré à 56 exemplaires. Ex. n°42/50 signé par l’auteur et l’artiste. woda3Médiathèque du Grand Narbonne, Livre d’artistes, FM WOD – Cliquez sur les images pour agrandir

 D’origine polonaise, Albert Woda est un peintre et graveur méditerranéen. Il vit et travaille dans les Pyrénées Orientales à Reynès.

Graveur en taille-douce, il est aussi imprimeur et éditeur (il créé les Éditions de l’Eau dans les Pyrénées-Orientales). Il enseigne la gravure depuis 2004.woda2

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Le jardin des roses est illustré de six gravures à la manière noire.woda1

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De nouveaux livres d’artistes seront dévoilés dans un prochain blog.

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UN NARBONNAIS MECONNU… PAUL RAYNAL

Paul Raynal naît à Narbonne le 25 juillet 1885 dans une maison boulevard Mistral. Son père est alors négociant en vins, au 3 quai de Lorraine.

Paul Raynal Enfant (Fonds MGN)

Paul Raynal Enfant (Fonds MGN)

Après des études au collège Victor Hugo, ses parents l’envoient continuer ses études à l’Ecole de Sorèze (Tarn) en 1894. Il monte ensuite suivre des études de droit à Paris, où il découvre le théâtre.

En 1909, dans la maison familiale de Narbonne, il écrit sa première pièce « le Maître de son cœur » qui triomphe pour la première fois à Paris en 1920. Elle sera reprise en 1931 à la Comédie française.

Pendant le premier conflit mondial, Raynal combat sur le front de Champagne puis celui d’Orient et en est profondément marqué physiquement (il est atteint de paludisme) et moralement.

Naîtront alors sous sa plume plusieurs pièces comme « le Tombeau sous l’arc de triomphe », « la Francerie »  et le « Matériel humain ».

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Paul Raynal sur le front de Champagne (Médiathèque du Grand Narbonne)

Paul Raynal sur le front de Champagne (Fonds MGN)

« Le Tombeau sous l’arc de triomphe », hommage vibrant au soldat inconnu, est jouée en 1924 à la Comédie française et reprise régulièrement jusqu’en 1937.

« La Francerie » jouée en 1933 à la Comédie française, relate l’épopée de la victoire de la Marne.

« Le matériel humain » dont l’action se déroule sur le front d’Orient pendant la première guerre mondiale, ne sera jouée pour la première fois qu’en 1948.

A partir de 1920, Raynal découvre la campagne champenoise et s’installe à Maison-Neuve près de Bar-sur-Aube pour y écrire. En 1927, il pose ses valises à Saint-Léger-en-Bray près de Beauvais où il écrit ses pièces qui connaissent  dans l’entre-deux-guerres un succès populaire dans la capitale : « Au soleil de l’instinct » (1931), « Napoléon unique » (1936), « A souffert  sous Ponce Pilate » (1939) à la Comédie française, reprise en 1945.

La Seconde Guerre mondiale marque la mort de sa production théâtrale, suite au pillage en juin 1940 par les Allemands de sa résidence de l’Oise, où disparaissent tous ses livres, manuscrits et archives… Ce drame le traumatise tellement  qu’il arrête d’écrire ; il s’imprime même l’affiche de ses pièces inachevées (présentées dans un théâtre imaginaire, avec des acteurs de l’époque) pour les exposer à son domicile.

En décembre 1940, un grave accident de voiture le fragilise jusqu’à la fin de sa vie.

Ses pièces connaissent un succès triomphant tout au long du XXe siècle et seront rejouées régulièrement  à Paris.

Il a comme amis Henri de Monfreid, le narbonnais Benjamin Crémieux, ou encore les sculpteurs René Yché et Joachim Costa.

Il meurt à Paris le 18 août 1971 et est enterré au cimetière de Cité de Narbonne.

Pour en savoir plus :
– Paul Raynal (1885-1971) parmi les siens / Marie-Aline Raynal (Médiathèque du Grand Narbonne, 842 RAY)

– « Écrivains et poètes audois et la guerre 14-18 » / Paul Bonnafil. In Bulletin de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, tome 69, 1969, p. 191-192.

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Le fonds Joseph Pigassou

Comme évoqué dans un précédent blog patrimonial, la Médiathèque est fière de compter dans ses fonds un récent legs comprenant le journal de bord et les photographies que le félibre narbonnais Paul Albarel rapporta de Salonique. D’octobre 1915 à juin 1917, il y officie en tant que médecin militaire dans l’Armée d’Orient pendant le front de Salonique. Il est chargé de l’évacuation des blessés.

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Extrait du journal de route Paul ALBAREL (La Médiathèque du Grand Narbonne)

A la suite de cette communication, Bernard Maurice contacte la Médiathèque et met en parallèle le destin de Paul Albarel avec celui de son grand-père, Joseph Pigassou.

Comme Paul Albarel, cet homme était aussi narbonnais, médecin et envoyé en 1915 sur le front d’Orient. Il fut auparavant expédié sur le front des Dardanelles, puis sur celui de Serbie, avant de rejoindre Salonique, où il rencontrera Paul Albarel fin décembre 1915.

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Joseph PIGASSOU sur le quai de Salonique (La Médiathèque du Grand Narbonne)

Alors que Paul Albarel tient un journal de bord quotidien, Joseph Pigassou parcourt la ville, son appareil photographique en bandoulière pour découvrir et immortaliser les différents quartiers de cette ville cosmopolite et leurs habitants.

Pour maintenir la cohérence de ces deux fonds, Bernard Maurice décide de donner à la médiathèque l’ensemble des plaques de verre et des négatifs de son grand-père, et commence une comparaison précise et patiente de ceux-ci avec les photographies rapportées par Paul Albarel. Quelques photos de Paul Albarel se révèlent être se révèlent être des clichés de Joseph Pigassou!

Outre leur esthétique certaine, ces prises de vues comportent un intérêt historique puisqu’elles furent effectuées avant le grand incendie de la ville de Salonique en 1917, mais aussi ethnographique, l’homme s’intéressant autant aux populations qu’aux monuments.

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Soldats à Salonique (cliché Joseph Pigassou, La Médiathèque du Grand Narbonne)

Ces deux fonds exceptionnels sont présentés pour la première fois au public et constituent l’exposition patrimoniale de la Médiathèque présentée tout l’été à l’espace Reverdy (aux horaires habituels de la Médiathèque, l’entrée est libre et gratuite).

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Vendeur de limonade à Salonique (cliché Joseph PIGASSOU – La Médiathèque du Grand Narbonne)

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Devant l’hôpital temporaire n°4 de Salonique où officia le Docteur Joseph Pigassou (cliché Joseph Pigassou, La Médiathèque du Grand Narbonne)

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Vue de la ville haute de Salonique (Cliché Joseph Pigassou – La Médiathèque du Grand Narbonne)

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Vue du quai de Salonique, que Joseph PIGASSOU appréciait particulièrement (cliché Joseph PIGASSOU – La Médiathèque du Grand Narbonne)

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LES POP UP : DES LIVRES ETONNANTS !

Les origines lointaines du livre système :

Dès la fin du Moyen Age, des manuscrits montrent des figures anatomiques avec des figures à languettes que l’on peut soulever. Les premiers livres à systèmes destinés à la jeunesse apparaissent en Angleterre en 1765, ce sont les Arlequinades de Robert Sayer.

La grande époque du livre à systèmes date du 19ème siècle.

Les innovations se multiplient : livres à volets, à tirettes, en relief. Tout est mis en œuvre pour parvenir à animer l’image, à lui donner du relief. Le plus célèbre des créateurs est l’Allemand Lothar Meggendorfer.

Après-guerre, on remarque les créations du designer italien Bruno Munari.
(Consultez l’article du Blog pour en savoir plus sur Bruno MUNARI)

Dans les années 60-70, on assiste à l’apparition du pop up.

En 1979, paraît « la Maison hantée » de Jan Pienkowski, le pop up le plus vendu dans le monde à ce jour. Le domaine est aujourd’hui extrêmement vivant avec ces créateurs vedettes comme Chuck Murphy, David Carter, Robert Sabuda ….

Alice_sebudaROBERT SABUDA

– Alice aux pays des merveilles
– Encyclopédino
– Lettres de Noël
– Bonjour hiver
– Monstres et dragons


CHUCK MURPHY
 :
– De un à dix

– De toutes les formes
– De toutes les couleurs

DAVID CARTER
– 600 pastilles noires
– Bruit blanc
– 2 bleu

– Un point rouge


Jean marc Fiess
JEAN-MARC FIESS

– 9 mois


ELMODIE

– Un singe dans la neige

ARNAUD ROI
Arnaud Roi :
– Dis pourquoi tu boudes ?

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A l’heure actuelle, on constate l’émergence de nombreux créateurs dont l’imagination et la créativité ne cessent de nous impressionner.

Venez découvrir les « pop up » de la Médiathèque du Grand Narbonne

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