Zoom sur les collections Jeunesse avec STEPHANE SENEGAS

 

senegasStéphane Sénégas est né en 1974 à Carcassonne. Dès son plus jeune âge, il dévore les livres de la bibliothèque familiale, Tintin, Spirou et autre Lucky Luke lui donnent faim de dessins.

De petits griffonnages au fond de sa classe de lycée à son entrée à l’école Emile Cohl à Lyon, il y a eu quelques pas pour le mener à son diplôme en 1998. Il en ressort un artiste complet, peintre, graphiste, dessinateur de presse qui travaille aussi bien pour la publicité que pour le dessin animé, la bande dessinée ou l’édition jeunesse.

Auteur-illustrateur depuis plus de 10 ans, il voit son univers naviguer et n’a de cesse que de dépeindre la vie et ce qui la rend magnifique, mais toujours à travers des yeux d’enfants.

Humour, tendresse et sensibilité sont au rendez-vous dans son atmosphère créative, qui permet de rêver et de voyager.

Le trait de Stéphane Sénégas est épuré, précis et expressif.

Son métier, c’est aussi la rencontre d’enfants dans toutes les classes de France pour conter la naissance d’un livre, d’une histoire, d’un dessin, d’un personnage, de l’envers du décor.

Il vit aujourd’hui dans le Tarn et se consacre totalement au dessin et à l’écriture.

Actuellement, sa bibliographie compte une quinzaine d’albums dont Pourquoi les libellules ot le corps si long ?, Pirateries qui reçoit les honneurs de la sélection de l’Education Nationale, Reviens Père Noël, Reviens !, Laidie pépète, La sorcière Disco, Arrête de rêver, Les éphémères, Le pêcheur et le cormoran, et d’autres titres encore.

On le découvre dans le monde de la bande dessinée avec Mon père chasseur de monstres. En 2011, on le retrouve au scénario d’Anuki dont le cinquième tome est sorti en juin 2015.

Retrouvez les documents de Stéphane SENEGAS à la Médiathèque du Grand Narbonne

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BIBLIOGRAPHIE

 Albums

2002
« La double mort de Mimi-Turtle » éd. Magnard
« Pourquoi les libellules ont le corps si long » éd. Kaléidoscope – Voir les planches

2003
« Reviens père Noël reviens » éd. Kaléidoscope – Voir les planches
« Pirateries » éd. Kaléidoscope – Voir les planches

2004
« Laidie Pépète la sorcière Disco » éd. Kaléidoscope
« Le grand voyage d’Oscar » éd. Flammarion

2005
« Comme si j’avais peur » éd. Kaléidoscope – Voir les planches
« Arthur et le dragon » éd. Kaléidoscope – Voir les planches
« Gris-gris et Perlimpinpin » éd. Flammarion

2006
« Arrête de rêver » éd. Kaléidoscope – Voir les planches
« Junglerie » éd. Kaléidoscope

2007
« L’éphémère » éd. Kaléidoscope – Voir les planches

2008
« Mr Animaux » éd. Kaléidoscope – Voir les planches
« La voiture à pédale » éd. Kaléidoscope
« L’enfant qui n’aimait pas les livres » éd. Danger Public – Voir les planches
« Qu’est ce que tu vois ? » éd. Kaléidoscope – Voir les planches

2013
« Le pécheur et le cormoran » éd. Kaléidoscope – Voir les planches
« Y a un monstre à côté » éd. Frimousse – Voir les planches

2014
« Le chevalier Noir »  éd. Frimousse

2016
« A dada sue mon bidet » éd. Frimousse

Bande Dessinée

2000
« Lyon quartier BD » -collectif-

2007
« Mon Père chasseur de monstres » éd. Danger Public – Voir les planches
« Anuki La guerre des poules » éd. De la Gouttière – Voir les planches
« Anuki  La révolte des castors »  éd. De la Gouttière – Voir les planches
« Anuki Le coup du lapin » éd. De la Gouttière – Voir les planches
« Anuki Duel dans la plaine » éd. De la Gouttière – Voir les planches
« Anuki Grand pied » éd. De la Gouttière

Documentaire

2008
« Le phasme » éd. Milan – Voir les planches
« Bâtons et bout de ficelle » éd. Milan – Voir les planches
« Le livre des traces et empreintes » éd. Milan
« Trop drôle » éd. Milan
« Que ferait-on sans eux ? » éd. Milan
« Quels bavards ces animaux ! » éd. Milan

APPLICATION IPAD ET ANDROÏD

« Anuki »

 

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Les imprimeurs narbonnais…. Suite

A la veille de la Révolution, comme nous l’avons précédemment vu, le principal imprimeur-libraire de Narbonne est Jean-Baptiste Augustin Decampe.

Après avoir racheté les presses de la dynastie Besse, il s’installe dans l’ancien palais de la vicomté (à l’emplacement de l’actuel magasin Labau, place de l’hôtel de ville) et reste encore pendant cinq ans imprimeur du Roi.

Mais lors de ces périodes troubles de la Révolution, ce rachat s’avère désastreux pour l’homme  qui s’endette et qui finira ruiné.

La Révolution, en abolissant les privilèges, rend libre a priori l’exercice de l’imprimerie ; mais n’importe qui ne pouvait se déclarer imprimeur ;  l’obtention d’un brevet était nécessaire et théoriquement un seul imprimeur l’obtenait. Néanmoins, en 1790, un certain Pierre Caillard, originaire d’Anjou, s’installe à Narbonne. Il s’associe d’abord avec Antoine Gairaud pour ses premières impressions puis il obtient en 1794 le brevet « non héréditaire » pour l’exercice d’imprimeur.

 Son fils François lui succède.

Très vite l’entreprise de François Caillard se développe et fait de l’ombre à Decampe ; une rivalité entre les deux imprimeurs s’installe mais Caillard obtient son brevet d’imprimeur en 1811. Decampe face à cette concurrence, est obligé de vendre son fonds en viager en 1818 à Pierre-Jean-Jacques Sounié un de ses anciens ouvriers.

Les Caillard deviennent les imprimeurs attitrés de la municipalité, de l’Eglise, des riches bourgeois de la ville puis de la Commission Archéologique de Narbonne  (créée en 1833). François Caillard installe ses ateliers à l’angle de l’impasse Corneille et de la rue de l’ancien courrier et finit par obtenir un brevet héréditaire en 1820.

A cette époque, il s’associe avec l’imprimeur Sounié dans l’idée d’éditer à tour de rôle, le premier journal local hebdomadaire, les « Feuilles réunies » rassemblant annonces et faits divers de la ville de Narbonne, qui parut de 1821 à 1825.

Sounié V26

Médiathèque du Grand Narbonne, V 26 (1844)

Malgré cette collaboration, Sounié, comme son prédécesseur,  rencontre des difficultés face à l’émergence des Caillard ; François Caillard meurt en 1836 ;  lui succède son fils Pierre Emmanuel qui finit par racheter le brevet d’imprimeur de Sounié en 1846.

  En 1848, sortent des presses Caillard, 30 numéros du « Patriote », journal de Narbonne.

Pierre-Emmanuel est remplacé en 1885 par son fils François Caillard, personnage érudit qui sera très actif auprès de la Commission archéologique de Narbonne.  A sa mort en 1920, son fils Pierre reprend l’activité mais face à une grave crise sociale la même année, il se trouve dans l’obligation de fermer son imprimerie ; seule l’activité de librairie continue.

Parmi les très nombreux ouvrages imprimés par cette dynastie, mentionnons

–          Antiphonaire (1819)

Caillard V3

Médiathèque du Grand Narbonne, V 3 (1819)

–          Rapport sur le danger de déboisement des montagnes de la Clape par Julia (1821)

Caillard 24376

Médiathèque du Grand Narbonne, 914.48 CLA (1821)

–          Statuts règlementaires du Comice agricole de l’arrondissement de Narbonne (1857)

–          Syndicat des digues et canaux de l’Aude dans l’arrondissement de Narbonne (1843)

–          Lettre sur le choléra morbus épidémique observé à Narbonne en 1854 (1854)

Caillard 57407

Médiathèque du Grand Narbonne, 944.87 NAR (1854)

En 1848, est créée une nouvelle imprimerie du nom de Le Tessier. Après avoir publié pendant quelques temps un journal d’annonces intitulé « le Populus », elle disparait en 1850.

A cette époque, nous sommes déjà loin des ateliers typographiques des XVIe et XVIIe siècles et de leurs tirages restreints ; cette période voit l’émergence des publications « quasi industrielles » de presse locale, de petites monographies anonymes locales (poésies, thèses), mais aussi des programmes, des affiches, des almanachs, ou encore des publicités comme pour le commerce du vin qui  ne cesse d’accroître dans cette seconde moitié du XIXe siècle.

En 1866, A. Capelle crée l’imprimerie narbonnaise du courrier et publie entre autres l’organe « le Courrier de Narbonne » (qui parait jusqu’en 1944)

Il publia aussi :

  • Les composés tartriques du vin : nouveau procédé de vinification par Albert Calmettes (1887)
  •  Thèse pour la licence de Louis Narbonne (1875)
  •  Rimes mixtes et impressionnelles par Louis Bonnet-Salaman (1889)

Les ateliers de Capelle sont repris en 1893 par Louis Antonin Fenateu qui les transfère Boulevard Gambetta. Il y imprime le journal « la Croix du Sud ».

En 1871, Jean Bousquet crée un atelier dans l’actuelle rue Jean Jaurès (Rue de la République à l’époque). Celui-ci est rapidement dirigé par ses deux fils, Antoine et Jean et est transféré rue du 1er mai. Y est imprimé le « Républicain de Narbonne » (1874-1944). En 1945, François Brieu rachète les presses.

  • A partir de 1875, de nombreuses imprimeries voient le jour à Narbonne ; elles connaîtront des destins divers :
  • L’imprimerie Pouech en 1875 (rue Droite)
  • L’imprimerie Pons en 1884 (Place Voltaire) qui publiera l’organe de presse la « République sociale » et deviendra l’imprimerie nouvelle.
  • L’imprimerie Dedieu en 1890 (Rue du Pont) qui deviendra plus tard l’imprimerie Demeuleunère.
  • L’imprimerie Laffont en 1895 (rue Auber) qui sera rachetée en 1920 par Antonin Brieu.
  • L’imprimerie Canal et Sire en 1897 (Quai Mirabeau) qui sera rachetée en 1945 par François Brieu.
  • L’imprimerie Antonin Brieu en 1912 (Boulevard Gambetta) ; elle rachète en 1920 l’imprimerie Laffont ; en 1929 elle s’installe rue droite puis en 1935, sous la direction de J. Lombard, prend le nom d’imprimerie du Languedoc.
  • La même année, le fils d’Antonin François Brieu crée un atelier typographique place de la Révolution ; elle deviendra l’imprimerie Brieu Canal Bousquet.
  • L’imprimerie Brille et Gautier en 1920 deviendra l’imprimerie Gautier et fils  puis celle de l’artiste Fernand Gauthier.
  • L’imprimerie Vidal et Cazenave qui deviendra l’imprimerie de bourg….

La tradition des imprimeurs narbonnais n’est donc pas finie à Narbonne…..

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Il y a 15 ans… disparaissait Charles Trénet

La Médiathèque du Grand Narbonne conserve de nombreux documents de et sur le poète-chanteur né à Narbonne en 1913.

Il repose désormais au cimetière de l’Ouest, dit de Grabit, à Narbonne et sa maison natale, transformée en musée, est ouverte aux visiteurs (13 Avenue Charles Trenet, 11100 Narbonne).

Petit florilège des œuvres…imprimées de ou avec Trenet conservées à la Médiathèque d’hier à aujourd’hui :

Ses chansons et albums sont évidemment disponibles en CD à l’Espace musique de la Médiathèque.

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Zoom sur les collections jeunesse de la Médiathèque – SOPHIE CURTIL

Sophie_curtilNée en 1949 à Paris, Sophie Curtil s’intéresse très tôt à l’art, à 6 ans déjà, elle fréquentait l’atelier de peinture d’Arno Stern (premier praticien d’éducation créatrice, fondation qu’il a inventée au sortir de la guerre en 1946.) A Paris, elle ouvre un atelier de peinture pour enfants et travaille à l’atelier des enfants du centre Georges Pompidou.

Conceptrice des collections « l’art en jeu » du Centre Pompidou, elle joue passionnément avec l’art, favorisant le dialogue entre l’œuvre et les enfants.

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Elle crée aussi une collection de livres sur l’art africain « Kitadi » pour le musée Dapper..

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Elle imagine une série de livres artistiques tactiles et propose aux éditrices des Trois Ourses d’y participer avec l’éditeur « Les doigts qui rêvent » qui fabrique des livres pour les enfants mal et non-voyants.

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Elle signe le premier volume Ali ou Léo . Du bout des doigts on découvre les empreintes d’objets contenus dans un sac.

ali ou leo3Elle confie les titres suivants Plis et plans et Feuilles/Leaves à Katsumi Komagata avec lequel elle intervient pour des formations avec les éditions des Trois Ourses. Plis et plans se compose de 12 planches sans texte proposant une lecture de formes géométriques (cercles, carrés, triangles) incitant à une exploration tactile de la surface de la page. Ces figures sont dépliables dans l’espace, sources de surprises. Elles permettent aux lecteurs d’entrer dans la structure des formes et de comprendre le lien entre la deuxième et troisième dimensions.

Elle expose régulièrement ses gravures et pastels en République tchèque, le pays de son mari Milos Cvach (animateur au Musée National d’Art Moderne), au cours d’expositions personnelles ou collectives.

art cheminsElle a créé un livre avec ce dernier L’art par 4 chemins. Ce documentaire apprend aux enfants à regarder une œuvre d’art. Il invite l’enfant à observer, comparer, confronter, goûter les œuvres. Il ne cherche en aucun cas à expliquer ou décrypter les œuvres : il les donne à voir.

L’enfant est guidé dans sa lecture par de courts chapitres qui l’aident à rapprocher les œuvres entre elles et par des repères qui lui permettent de situer les artistes dans leur époque.


Présentation par Olivier BARROT de l’ouvrage « L’art par 4 chemins » de Sophie CURTIL et Milos CVACH, qui explique l’art de la peinture aux enfants.

Retrouvez les ouvrages de Sophie CURTIL dans les collections de la Médiathèque du Grand Narbonne – Suivez le lien

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