UN NARBONNAIS MECONNU… PAUL RAYNAL

Paul Raynal naît à Narbonne le 25 juillet 1885 dans une maison boulevard Mistral. Son père est alors négociant en vins, au 3 quai de Lorraine.

Paul Raynal Enfant (Fonds MGN)

Paul Raynal Enfant (Fonds MGN)

Après des études au collège Victor Hugo, ses parents l’envoient continuer ses études à l’Ecole de Sorèze (Tarn) en 1894. Il monte ensuite suivre des études de droit à Paris, où il découvre le théâtre.

En 1909, dans la maison familiale de Narbonne, il écrit sa première pièce « le Maître de son cœur » qui triomphe pour la première fois à Paris en 1920. Elle sera reprise en 1931 à la Comédie française.

Pendant le premier conflit mondial, Raynal combat sur le front de Champagne puis celui d’Orient et en est profondément marqué physiquement (il est atteint de paludisme) et moralement.

Naîtront alors sous sa plume plusieurs pièces comme « le Tombeau sous l’arc de triomphe », « la Francerie »  et le « Matériel humain ».

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Paul Raynal sur le front de Champagne (Médiathèque du Grand Narbonne)

Paul Raynal sur le front de Champagne (Fonds MGN)

« Le Tombeau sous l’arc de triomphe », hommage vibrant au soldat inconnu, est jouée en 1924 à la Comédie française et reprise régulièrement jusqu’en 1937.

« La Francerie » jouée en 1933 à la Comédie française, relate l’épopée de la victoire de la Marne.

« Le matériel humain » dont l’action se déroule sur le front d’Orient pendant la première guerre mondiale, ne sera jouée pour la première fois qu’en 1948.

A partir de 1920, Raynal découvre la campagne champenoise et s’installe à Maison-Neuve près de Bar-sur-Aube pour y écrire. En 1927, il pose ses valises à Saint-Léger-en-Bray près de Beauvais où il écrit ses pièces qui connaissent  dans l’entre-deux-guerres un succès populaire dans la capitale : « Au soleil de l’instinct » (1931), « Napoléon unique » (1936), « A souffert  sous Ponce Pilate » (1939) à la Comédie française, reprise en 1945.

La Seconde Guerre mondiale marque la mort de sa production théâtrale, suite au pillage en juin 1940 par les Allemands de sa résidence de l’Oise, où disparaissent tous ses livres, manuscrits et archives… Ce drame le traumatise tellement  qu’il arrête d’écrire ; il s’imprime même l’affiche de ses pièces inachevées (présentées dans un théâtre imaginaire, avec des acteurs de l’époque) pour les exposer à son domicile.

En décembre 1940, un grave accident de voiture le fragilise jusqu’à la fin de sa vie.

Ses pièces connaissent un succès triomphant tout au long du XXe siècle et seront rejouées régulièrement  à Paris.

Il a comme amis Henri de Monfreid, le narbonnais Benjamin Crémieux, ou encore les sculpteurs René Yché et Joachim Costa.

Il meurt à Paris le 18 août 1971 et est enterré au cimetière de Cité de Narbonne.

Pour en savoir plus :
– Paul Raynal (1885-1971) parmi les siens / Marie-Aline Raynal (Médiathèque du Grand Narbonne, 842 RAY)

– « Écrivains et poètes audois et la guerre 14-18 » / Paul Bonnafil. In Bulletin de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, tome 69, 1969, p. 191-192.

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